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Groenland: Donald Trump annonce la conclusion d'un «cadre d'accord» avec l'Otan et lève sa menace de droits de douane

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi 21 janvier qu’il levait la menace de droits de douane contre plusieurs pays européens, assurant avoir « conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique », au cours d'une réunion « très productive » à Davos avec le chef de l'Otan Mark Rutte. Cette déclaration intervient après des semaines de tension et alors qu'il avait exigé des « négociations immédiates » pour une acquisition du Groenland par Washington, quelques heures auparavant. 
Ce qu'il faut retenir
â–º Le président américain Donald Trump a soudainement annoncé mercredi lever la menace de droits de douane visant plusieurs pays européens, après plusieurs semaines de tensions. Il a justifié cette décision en évoquant un « cadre d’un futur accord concernant le Groenland et […] toute la région arctique », à l’issue d’une réunion « très productive » à Davos avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.
â–º À la tribune du Forum économique mondial de Davos mercredi, Donald Trump a violemment attaqué l'Europe et le Danemark, réaffirmant que seuls les États-Unis étaient en mesure de protéger le Groenland, tout en vantant sur un ton triomphant la vigueur économique américaine. Le président américain a exigé des « négociations immédiates » en vue de l'acquisition par les Etats-Unis du Groenland, affirmant qu'il n'utiliserait « pas la force » pour mettre la main sur le territoire autonome appartenant au Danemark. Par ailleurs, il a ironisé sur le président Emmanuel Macron, qui a selon lui « joué le dur à cuire » à Davos.
â–º Le président américain a annoncé mardi une réunion sur le Groenland avec les « différentes parties » en marge du Forum économique de Davos. « J'ai accepté une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse », a écrit le président sur son réseau Truth Social sans préciser quand se tiendrait cette réunion.
â–º Mardi, dans un face-à-face à distance avec son homologue américain, Emmanuel Macron a dénoncé à la tribune du Forum économique mondial de Davos la « loi du plus fort » et dit préférer « le respect plutôt que les brutes », et « l'état de droit plutôt que la brutalité » en réponse aux velléités de Trump sur le Groenland. Le président français a invoqué le recours à l'instrument « anti coercition » de l'Union européenne. 
 
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21h16 : les Pays-Bas saluent « la voie de la désescalade »
Le Premier ministre démissionnaire néerlandais, Dick Schoof, a salué mercredi la décision du président américain, Donald Trump, de lever la menace de droits de douane contre plusieurs pays européens parmi lesquels les Pays-Bas qui avaient envoyé des militaires au Groenland. « Il est positif que nous soyons désormais sur la voie de la désescalade et que la question des droits de douane de 10% sur les importations soit abandonnée », a déclaré sur la plateforme X M. Schoof, ajoutant qu'il était « maintenant essentiel que les Etats-Unis, le Canada et l'Europe continuent de collaborer au sein de l'Otan pour renforcer la sécurité dans la région arctique et de contrer les menaces posées par la Russie et la Chine ».
 
21h11 : le Danemark évoque des « messages positifs » de Donald Trump
Donald Trump a émis des « messages positifs » en suspendant ses menaces de taxes douanières et en renonçant à une attaque militaire, a dit mercredi le ministre danois des Affaires étrangères, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé par le président américain. « Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs », a déclaré Lars Løkke Rasmussen sur la télévision publique danoise DR. Donald Trump a « aussi eu une bonne conversation avec le secrétaire général de l'Otan », a-t-il ajouté, sans vouloir donner d'autre détail après l'annonce par le président américain d'un « cadre » d'accord sur le Groenland lors d'une réunion avec Mark Rutte.
 
20h38 : Donald Trump dit que Vladimir Poutine a accepté son invitation à rejoindre son « Conseil de la paix »
Donald Trump a affirmé mercredi depuis le sommet de Davos que le président russe, Vladimir Poutine, avait "accepté" son invitation à rejoindre son « Conseil de la paix », considéré comme un concurrent de l'ONU. « Il a été invité. Il a accepté », a déclaré à Davos le président américain à des journalistes, dont l'AFP. Vladimir Poutine avait annoncé quelques minutes plus tôt avoir ordonné à son ministère des Affaires étrangères d'étudier cette invitation, avant de pouvoir y répondre.
 
20h30 : Donald Trump assure que le projet d'accord « nous donne tout ce que nous voulions »
Donald Trump a assuré mercredi que le projet d'accord en discussion sur le Groenland donnait aux Etats-Unis « tout ce [qu'ils] voulaient » sans préciser si cela se traduirait par une possession américaine de l'île, son exigence de départ. « C'est l'accord de long terme par excellence. Et je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position, en particulier concernant la sécurité et les minerais et tout le reste », a déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à Davos, ajoutant: « Il n'y a pas de limite de durée, c'est pour toujours ».
 
20h05 : Mark Rutte assure à Donald Trump que les alliés de l'Otan seront « aux côtés » des Etats-Unis
Le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte a assuré mercredi à Donald Trump, en marge du sommet de Davos, que les alliés européens « seront aux côtés » des Etats-Unis en cas d'attaque, après des doutes émis par le président américain. « Vous pouvez être absolument certain que si jamais les Etats-Unis venaient à être attaqués, vos alliés seront à vos côtés. C'est une garantie absolue », a martelé Mark Rutte en amont de leur entrevue. « Je tiens vraiment à vous le dire parce que c'est important. Ca m'attriste si vous pensez que ce n'est pas le cas », a poursuivi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, en donnant en exemple l'intervention en Afghanistan après les attaques du 11 Septembre 2001.
 
19h53 : « Conseil de la paix »: Vladimir Poutine a ordonné à sa diplomatie d'« étudier » l'invitation de Donald Trump
Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé mercredi avoir ordonné à son ministère des Affaires étrangères d'« étudier » l'invitation faite par son homologue américain, Donald Trump, d'intégrer son « Conseil de la paix », considéré comme un concurrent de l'ONU. « Le ministère russe des Affaires étrangères a été chargé d'étudier les documents qui nous ont été transmis et de consulter nos partenaires stratégiques à ce sujet », a déclaré M. Poutine lors d'une réunion gouvernementale. « Ce n'est qu'après cela que nous pourrons répondre à l'invitation qui nous a été adressée », a-t-il ajouté.
19h51 : Donald Trump annonce la conclusion d'un « cadre d’un futur accord » avec l’Otan et lève la menace des droits de douane
Alors que les tensions n'ont cessé d'augmenter ces dernières semaines, le président américain Donald Trump a annoncé mercredi 21 janvier qu’il levait la menace de droits de douane contre plusieurs pays européens. Le milliardaire a justifié sa volte-face en disant avoir « conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique », au cours d'une réunion « très productive » à Davos avec le chef de l'Otan Mark Rutte.
« Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février », a écrit le président américain sur Truth Social, sans donner aucun détail sur le « cadre » en question.
 
16h34 : L'ambition de Trump sur le Groenland « reste intacte », estime le Danemark
Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a estimé mercredi que la volonté de Donald Trump de s'emparer du Groenland restait « intacte », mais a salué ses déclarations sur l'absence de recours à la force pour y parvenir. « Ce qui ressort clairement de ce discours, c'est que l'ambition du président reste intacte », a-t-il dit devant les journalistes, dans une première réaction du Danemark après le discours du président américain à Davos. « C'est bien sûr positif, pris isolément, qu'il soit dit : "nous n'allons pas recourir à la force militaire", il faut bien sûr en tenir compte, mais cela ne fait pas disparaître le problème », a ajouté le ministre. « Il est dit très clairement qu' "il vaut mieux posséder que louer" [le territoire], et que le Danemark n'est pas capable d'assurer la protection du Groenland ».
 
16h13 : Le Groenland publie des consignes à la population, en cas de « crise »
Le gouvernement groenlandais a présenté mercredi une nouvelle brochure fournissant des conseils à la population en cas de « crise » sur le territoire convoité de manière pressante par Donald Trump. Ce document est « une police d'assurance », a déclaré le ministre de l'Autosuffisance, Peter Borg, lors d'une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise. « On ne s'attend pas à ce qu'il faille y recourir », a-t-il souligné.
 
15h36 : Le pape invité au « Conseil de la paix » de Donald Trump, selon le Vatican
Le pape Léon XIV a été invité à rejoindre le « Conseil de la paix » voulu par le président américain Donald Trump, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat du Vatican, selon les médias italiens. « Nous aussi nous avons reçu cette invitation, et le pape l'a reçue et nous réfléchissons sur ce qu'on doit faire. Nous sommes en train d'approfondir et je pense que c'est une question qui demande du temps pour réfléchir et donner une réponse », a déclaré à des journalistes le cardinal Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican.
15h24 : Le chef de l'ONU s'en prend aux dirigeants « qui bafouent le droit international », en plein discours de Donald Trump
Le chef de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé mercredi sur X les dirigeants qui « bafouent le droit international », en plein discours à Davos de Donald Trump, lequel a réitéré ses visées sur le Groenland. « Lorsque des dirigeants bafouent le droit international, choisissant les règles qu'ils respectent et celles qu'ils ignorent, ils sapent l'ordre mondial et instaurent un précédent dangereux », a estimé le patron de l'ONU. « Lorsque une poignée d'individus peut façonner les récits mondiaux, influencer des élections ou dicter les termes du débat public, nous sommes confrontés à des inégalités, ainsi qu'à la corruption des institutions et de nos valeurs communes », dit-il encore.
 
15h57 : Donald Trump ironise sur Emmanuel Macron, qui a selon lui « joué le dur à cuire » à Davos
Donald Trump a ironisé mercredi à Davos sur le discours d'Emmanuel Macron, prononcé la veille avec des lunettes de soleil en raison d'un problème oculaire, estimant que le président français a « joué le dur à cuire ». « Je l'ai regardé hier avec ces belles lunettes de soleil... Qu'est ce qu'il s'est passé ? Mais je l'ai vu joué le dur à cuire », s'est moqué le président américain à la tribune du Forum économique mondial. Emmanuel Macron avait dit mardi préférer « le respect » et « l'état de droit » aux « brutes » et appelé à ne pas « perdre son temps avec des idées folles » dans son discours qui sonnait comme une réponse à la diplomatie de Donald Trump.
14h55 : Menaces de droits de douane des États-Unis : « si l'escalade doit avoir lieu, elle aura lieu », dit le ministre français de l'Économie, Roland Lescure
Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, s'est dit mercredi favorable à une réplique de la France et de l'Union européenne, si les États-Unis mettaient à exécution leur menace de nouvelles surtaxes douanières. « Malheureusement, si l'escalade doit avoir lieu, elle aura lieu. Mais en attendant, faisons tout pour que, j'allais dire, la pression retombe et qu'on montre avec force que l'intégrité territoriale de l'Europe, elle ne se négocie pas », a affirmé M. Lescure devant le Sénat, en évoquant les tensions autour du Groenland.
 
14h27 : Donald Trump déclare que le Canada « existe grâce aux États-Unis »
Donald Trump a déclaré mercredi à Davos que son voisin canadien « existe grâce aux États-Unis », au lendemain du discours du Premier ministre Mark Carney évoquant la « fracture » de l'ordre mondial. « Le Canada reçoit beaucoup de choses gratuitement de notre part, soit dit en passant. Il devrait aussi nous être reconnaissant, mais il ne l'est pas. J'ai regardé votre Premier ministre hier. Il n'était pas très reconnaissant. Les Canadiens devraient nous être reconnaissants », a déclaré le président américain, lui qui martèle depuis des mois vouloir faire du Canada le 51e État américain.
 
14h11 : Donald Trump assure qu'il « n'utilisera pas la force » au Groenland
Le président américain Donald Tump a affirmé mercredi depuis le sommet de Davos qu'il n'utiliserait « pas la force » pour mettre la main sur le Groenland. « Les gens pensaient que j'utiliserais la force. Je n'ai pas besoin d'utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n'utiliserai pas la force », a-t-il déclaré au sujet du territoire autonome danois qu'il veut placer sous pavillon américain.
14h06 : Donald Trump exige à Davos des « négociations immédiates » sur une acquisition du Groenland
Donald Trump a appelé mercredi à Davos à ouvrir des « négociations immédiates » en vue de l'acquisition par les États-Unis du Groenland, affirmant que « seul » son pays peut « protéger » ce territoire autonome danois. « Seuls les États-Unis peuvent protéger cette terre gigantesque, ce morceau colossal de glace, le développer, l'améliorer et faire en sorte qu'il soit bénéfique pour l'Europe et sûr pour l'Europe et bon pour nous. Et c'est pourquoi je demande l'ouverture de négociations immédiates afin de discuter à nouveau de l'acquisition du Groenland par les États-Unis », a-t-il déclaré au Forum économique mondial.
14h01 : Donald Trump dit que seule la « grande puissance » des États-Unis peut défendre le Groenland
Donald Trump a affirmé mercredi que seule la « grande puissance » des États-Unis « est capable de défendre le Groenland » et accusé le Danemark de faire preuve d'« ingratitude » pendant son discours très attendu au Forum économique mondial de Davos. « Tout allié de l'OTAN a l'obligation d'être capable de défendre son propre territoire. Et le fait est qu'aucune nation ou groupe de nations n'est en mesure de défendre le Groenland autre que les États-Unis. Nous sommes une grande puissance, bien plus grande que ce que les gens imaginent », a déclaré le président américain. 
 
13h50 : À la tribune, Donald Trump assène que « l'Europe ne va pas dans la bonne direction »
Donald Trump a affirmé que l'Europe n'allait « pas dans la bonne direction » au début de son discours très attendu au Forum économique mondial de Davos. Le président américain a aussi estimé que les États-Unis étaient « le moteur » de l'économie mondiale : « Quand l'Amérique prospère, le monde prospère (...). Quand elle va mal, ça va mal pour tout le monde », a-t-il lancé.
 
13h32 : « Nous avons besoin d'une Otan plus forte », « d'une Europe plus forte », dit le patron de la banque américaine JPMorgan
« Nous avons besoin d'une Otan plus forte », « d'une Europe plus forte », a plaidé mercredi le patron de la banque américaine JPMorgan Jamie Dimon lors d'un entretien au Forum économique mondial, alors que le président américain Donald Trump doit s'exprimer à Davos dans l'après-midi.
« Je pense qu'il est juste que nous nous plaignions que l'Otan n'en ait pas fait assez (...) Comment la rendre plus solide ? Et je pense que nous avons besoin d'une Europe plus forte. Je pense que c'est bon pour l'Amérique », a expliqué Jamie Dimon, estimant que « maintenir le monde occidental uni » est « la meilleure chose à faire ».
 
13h14 : Donald Trump est arrivé à Davos 
Le président américain Donald Trump est arrivé ce mercredi peu avant 13h00 TU au Forum économique mondial de Davos en Suisse, où il doit prononcer un discours très attendu, initialement prévu à 13h30 TU, mais il a rejoint avec retard la station chic des Alpes suisses, à la suite d'un problème à bord d'Air Force One qui l'a contraint à faire demi-tour en vol et prendre un autre appareil.
 
12h53 : Le ministre espagnol de l'Économie prône « la fermeté » face à Donald Trump
En l'absence du Premier ministre Pedro Sánchez en raison de la catastrophe ferroviaire en Espagne, son ministre de l'Économie a prôné, ce 21 janvier, à Davos « la fermeté » et « l'unité » face à Donald Trump. « Le message qui est envoyé depuis l'Europe et par tous les pays européens, comme nous l'avons dit, un message de fermeté, dans le cas du Groenland », a déclaré Carlos Cuerpo à la presse, évoquant « la défense de la souveraineté et de l'intégrité territoriale » du territoire autonome danois.   
12h30: « Je ne céderai pas », assure le Premier ministre britannique face aux pressions de Donald Trump sur le Groenland
« Je ne céderai pas. Le Royaume-Uni ne cédera pas sur ses principes et valeurs et sur l'avenir du Groenland, sous la menace de droits de douanes », a déclaré Keir Starmer devant la chambre des Communes. Le Premier ministre britannique a aussi indiqué qu'il recevrait demain, jeudi 22 janvier, la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, pour des discussions bilatérales.
 
12h24: Dominique de Villepin appelle les Européens à ne pas répondre à « chaque provocation » mais aux « actes »
Ce 21 janvier, Dominique de Villepin a appelé les Européens à ne pas tomber « dans le piège » de « la surréaction » à « chaque provocation » de Donald Trump mais en revanche à préparer une réponse « collective » et « immédiate » aux « actes » du président américain. « Tant que nous répondrons à chaque provocation, nous nourrirons la machine. Il faut une règle simple, appliquée avec constance : ne répondre qu'aux actes. Sortir du temps réel. Répondre en paquets, avec sobriété et unité. Dire moins souvent, mais dire ensemble », écrit l'ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac sur X. « Répondre sérieusement, c'est amplifier l'absurde ; répondre en riant, c'est banaliser l'inacceptable ; ne pas répondre, c'est laisser s'installer la nouvelle norme », explique encore l'homme qui avait dit « non » aux Américains à l'ONU sur l'invasion de l'Irak en 2003.
 
11h53 : Donald Trump a atterri à Zurich avant de se rendre au forum de Davos
Le président américain Donald Trump est arrivé ce mercredi à la mi-journée en Suisse où il doit participer au Forum de Davos, ont indiqué des journalistes de l'AFP sur place. L'avion du président américain a atterri avec environ deux heures de retard sur l'horaire prévu à l'aéroport de Zurich. Donald Trump se rendra ensuite par hélicoptère à Davos pour prononcer un discours et rencontrer des dirigeants mondiaux, sur fond de vives tensions à propos du Groenland.
 
11h28 : Les menaces de Donald Trump sur le Groenland mettent les Bourses mondiales sous tension
Les Bourses mondiales sont sous pression ce mercredi dans un contexte de tensions après les menaces de droits de douane du président américain Donald Trump contre les pays européens opposés à son projet d'annexion du Groenland. Vers 09h30 TU, la Bourse de Paris (-0,02%) et celle de Londres (-0,05%) restaient à l'équilibre quand Francfort perdait 0,28% et Milan 0,36%. À la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a reculé de 0,40% en clôture. La Bourse de Séoul a résisté (+0,49%), mais Taipei a lâché 1,62% et Sydney 0,37%. « Les marchés financiers sont plus calmes ce matin, même si les actions européennes restent dans le rouge », commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
11h09 : Israël intègre le « Conseil de la paix » de Donald Trump, la Suède décline
Le bureau de Benyamin Netanyahu a fait savoir mercredi que le Premier ministre israélien avait accepté d'intégrer le « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump, alors que ⁠la Suède a au contraire décliné son invitation et que selon la presse italienne, Rome va faire de même. 
Des invitations ont été adressées à au moins une soixantaine de pays, mais outre Israël, seuls quelques-uns, dont la Hongrie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie, le Kazakhstan, le Kosovo, les Émirats arabes unis ou l'Égypte ont jusqu'à présent accepté publiquement de participer à cette initiative.
 
10h37 : Le chef de l'Otan se dit convaincu que les pays européens viendraient en aide aux États-Unis si nécessaire
Le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte s'est dit convaincu ce mercredi que les pays européens viendraient en aide aux États-Unis si nécessaire, contrairement aux affirmations de Donald Trump. Le président américain a affirmé avoir des doutes sur l'engagement des pays européens de l'Alliance aux côtés des États-Unis, en cas de déclenchement de l'article 5 du traité de l'Otan, qui oblige chaque membre à venir en aide à un autre en cas d'attaque. « Je n'ai aucun doute sur le fait que les États-Unis viendront à la rescousse (de l'Europe), et que nous viendrons à la rescousse des États-Unis », a expliqué Mark Rutte lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial en Suisse.
 
10h15 : Au Groenland, les habitants veulent être prêt dans le cas d'une éventuelle invasion militaire américaine
Le Premier ministre du Groenland a déclaré que la population et les autorités de l'île arctique devaient se préparer à une éventuelle invasion militaire américaine, même si cette éventualité reste improbable. Notre envoyée spéciale sur l'île arctique, Ottilia Férey, a rencontré des locaux qui ont déjà commencé à faire des stocks. 
 
09h52 : La Norvège ne participera pas au « Conseil de la paix » de Donald Trump
La Norvège, dont les relations se sont nettement dégradées avec Donald Trump irrité de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, ne participera pas au « Conseil de la paix » proposé par le président américain, a indiqué ce mercredi le cabinet du Premier ministre. « La proposition américaine soulève un certain nombre de questions qui nécessitent un dialogue plus approfondi avec les États-Unis. La Norvège ne se joindra donc pas aux dispositions proposées pour le Conseil de la paix et ne participera donc pas à la cérémonie de signature à Davos », a dit le secrétaire d'État auprès du Premier ministre, Kristoffer Thoner, dans un message transmis à l'AFP.
 
09h36 : Riposter aux menaces contre le Groenland en ciblant la tech serait « autodestructeur » pour l'UE selon un haut responsable de Meta
Un haut-responsable du géant américain de la technologie Meta a estimé ce mercredi qu'il serait « particulièrement autodestructeur » pour l'Union européenne de cibler le secteur de la tech en cas de riposte commerciale aux menaces du président américain Donald Trump de s'emparer du Groenland. « Je pense qu'il serait particulièrement destructeur pour l'Europe de cibler la tech en représailles », a déclaré Joel Kaplan, directeur des affaires internationales de Meta, en marge du Forum économique de Davos, en Suisse.
 
09h11 : Invité à rejoindre le « Conseil de la paix » de Trump, la Chine dit défendre un système mondial centré sur l'ONU
La Chine a dit mercredi défendre le système international avec les Nations unies « en son centre », après avoir indiqué la veille avoir été invitée à rejoindre le « Conseil de la paix » proposé par le président américain Donald Trump. Pékin a dit mardi avoir été invitée par les Etats-Unis à participer à ce « Conseil de la paix » censé œuvrer au règlement des conflits dans le monde et largement perçu comme concurrent de l'ONU.
Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères s'est à nouveau gardé de dire mercredi si la Chine acceptait ou non l'invitation. Mais, a dit ce porte-parole, Guo Jiakun, au cours d'un point presse régulier, « quels que soient les changements de la situation internationale, la Chine défend fermement le système international avec les Nations unies en son centre, l'ordre international fondé sur le droit international et les règles de base des relations internationales fondées sur les objectifs et les principes de la Charte des Nations unies ».
 
08h51 : Dans un monde de « puissance brute », l'UE doit rompre avec sa « prudence traditionnelle », affirme von der Leyen
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé ce mercredi l'Europe à rompre avec sa « prudence traditionnelle » face aux défis d'un monde « de plus en plus anarchique » et défini par la « puissance brute ». « Nous vivons désormais dans un monde défini par la puissance brute, qu'elle soit économique ou militaire, technologique ou géopolitique », a-t-elle lancé devant le Parlement européen à Strasbourg, évoquant « la situation instable » dans l'Arctique et au Groenland, les bombardements « incessants » en Ukraine ou encore les tensions au Moyen-Orient et dans la région indo-pacifique.
Les tensions entre les États-Unis et l'Europe sur le Groenland ne feront « qu'encourager » nos « adversaires », a-t-elle mis en garde à quelques heures du discours de Donald Trump à Davos.
 
08h32 : Les Européens devraient éviter un « réflexe de colère » au sujet du Groenland, dit Scott Bessent
Les Européens devraient éviter un « réflexe de colère » et écouter les arguments du président Donald Trump à Davos concernant une acquisition du Groenland, a déclaré ce mercredi le secrétaire au Trésor Scott Bessent. « Je vais dire à tout le monde : inspirez profondément. N'ayez pas ce réflexe de colère que nous avons observé, ni cette amertume », a déclaré Scott Bessent aux journalistes, quelques heures avant l'arrivée prévue de Donald Trump à la réunion annuelle du Forum économique mondial en Suisse.
 
08h13 : Les États-Unis « se comportent très bizarrement pour des alliés », selon la présidente de la BCE, Christine Lagarde
Les États-Unis « se comportent très bizarrement pour des alliés », a déploré mercredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, appelant à « l'unité et la détermination » de l'Union européenne (UE) face à Donald Trump. « Ils se comportent très bizarrement pour des alliés », a répondu Christine Lagarde sur la radio française RTL, interrogée depuis Davos (Suisse) pour savoir si les États-Unis étaient « des alliés » ou « des adversaires » de l'UE.
« Quand on est alliés au sein du traité de l'Atlantique Nord, quand on a été des alliés pendant des décennies et qu'on a participé à l'histoire respective les uns des autres, menacer de s'emparer d'un territoire qui manifestement n'est pas à vendre comme le Groenland et agiter des restrictions tarifaires, des restrictions d'ordres divers sur le commerce international, n'est pas vraiment faire preuve d'un comportement très allié », a-t-elle expliqué.
 
07h57 : Donald Trump arrivera à Davos avec « environ trois heures de retard »
Le président américain Donald Trump arrivera au Forum de Davos avec « environ trois heures de retard », en raison d'un problème avec le premier avion qui devait le conduire en Suisse, a indiqué ce mercredi le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Le premier appareil du président américain avait dû faire demi-tour à la suite d'un problème technique. Le président avait finalement pu décoller avec environ deux heures et demie de retard sur l'horaire initial, à bord d'un autre appareil.
 
07h25 : Les Européens peinent à apporter une réponse commune aux menaces de Donald Trump
Depuis la réunion des ambassadeurs des 27 auprès de l’Union dimanche soir à Bruxelles on voit se dessiner le camp des partisans du rapport de force. Pour eux, c’est en quelque sorte le seul langage que comprend Donald Trump et le plus en pointe dans la volonté de confrontation est le président français Emmanuel Macron qui a clairement exposé à Davos l’ambition de ne pas céder d’un pouce en affirmant préférer « l’État de droit à la brutalité ». C’est d’ailleurs aussi la confrontation que choisit le parlement européen en se mettant d’accord pour ne pas voter l’accord commercial en faveur des importations venant des États-Unis, cet accord que la présidente de la commission européenne a signé en juillet à Turnbury, le club de golf écossais de Donald Trump, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet.
Ursula von der Leyen a d’ailleurs en partie suivi une ligne dure à Davos en affirmant que la réponse européenne sur le Groenland serait « ferme, unie et proportionnée » et que sa souveraineté et celle du Danemark n’était pas négociable. Elle propose de travailler sur la sécurité de l’Arctique avec les États-Unis mais ne va pas aussi loin que le chancelier allemand Friedrich Merz qui se dit prêt à essayer de rencontrer Donald Trump à Davos. Même s’il évoque la réponse potentielle de l’Europe, il préconise de tenter le dialogue pour éviter l’escalade douanière. En Europe centrale et orientale seul le Premier ministre Polonais Donald Tusk s’exprime avec force. « L'Europe ne peut se permettre aucune faiblesse », affirme-t-il.
Pour compliquer encore plus la vie des Européens, il leur faut aussi se positionner sur la proposition américaine de « Conseil de la paix » qui ressemble de plus en plus à un concurrent de l’ONU. Ceci nous ramène à l’Europe centrale où le Premier ministre hongrois Viktor Orban se démarque une nouvelle fois car c’est le seul à avoir accepté l’invitation américaine à siéger à ce « Conseil de la paix ». La France oppose une fin de non-recevoir, l’Allemagne et la commission européenne réservent leur réponse, quant aux autres, ils gardent tout bonnement le silence.
 
06h50 : La France demande « un exercice de l'Otan » au Groenland, se dit « prête à y contribuer » affirme l'Élysée
La France veut un « exercice de l'Otan » au Groenland et est « prête à y contribuer », a indiqué ce mercredi l'Élysée, alors que le président américain Donald Trump répète qu'il veut s'emparer de ce territoire autonome danois. « La France demande un exercice de l'Otan au Groenland et est prête à y contribuer », a fait savoir la présidence française.
 
06h30 : Donald Trump en route pour Davos après un souci technique sur Air Force One
Le président américain Donald Trump est attendu à Davos mercredi pour un face-à-face avec les dirigeants européens, alors que sa volonté d'annexer le Groenland menace de faire éclater l'alliance transatlantique. Parti dans la soirée de Washington, le dirigeant a été contraint de faire demi-tour en raison d'un « problème électrique mineur » à bord d'Air Force One, selon la Maison Blanche, et s'est envolé à bord d'un second appareil peu après minuit (05h00 TU), soit avec environ deux heures et demie de retard sur l'horaire initial.
Avant son départ pour le Forum économique mondial dans la très chic station suisse, Donald Trump a raillé les Européens avec virulence au sujet du Groenland, vaste île danoise autonome qu'il convoite. Interrogé sur les extrémités jusqu'auxquelles il était prêt à aller pour en prendre le contrôle aux dépens du Danemark, membre de l'Otan, Donald Trump a répondu : « Vous le découvrirez. » Il a toutefois confié, au moment de quitter la Maison Blanche pour prendre l'avion mardi, n'avoir « aucune idée » de la façon dont son voyage à Davos allait se dérouler.
Son discours au Forum, auquel il participe pour la première fois depuis 2020, est prévu à 13h30 TU.

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